Après l’Accident est un service de mise en relation : nous ne sommes pas un cabinet d’avocats et ne donnons aucune consultation juridique.
Honoraires

Votre protection juridique et l’avocat

Beaucoup de victimes ont une protection juridique sans le savoir : une ligne dans le contrat auto, un chapitre de l’assurance habitation, un avantage lié à une carte bancaire. Avant de vous inquiéter du coût d’un avocat, cette vérification prend dix minutes.

  • Gratuit pour vous
  • Libre choix de l’avocat
  • Aucune estimation en ligne

Ce que couvre une protection juridique

La protection juridique est une assurance facultative. Elle aide à régler un litige avec un tiers, à l’amiable ou devant un tribunal. Selon la fiche F3049 de Service-public, elle peut fournir des informations juridiques, une assistance par des avocats ou des experts dans une démarche amiable et, en cas de procès, la prise en charge de frais d’avocat, de commissaire de justice, d’expertise et de procédure, dans la limite prévue au contrat.

Pour une victime de dommage corporel, la question est simple : la discussion avec l’assureur du responsable, puis éventuellement le procès, entrent-ils dans les litiges couverts ? La réponse se lit dans les conditions générales, au chapitre des domaines couverts et des exclusions.

Où la chercher dans vos contrats

La loi impose qu’elle figure dans un contrat autonome ou dans un chapitre distinct d’un autre contrat, avec l’indication de sa cotisation (F3049). Elle ne se cache donc pas dans une clause éparse : cherchez un titre « protection juridique » dans ces documents.

Assurance auto ou moto

Certains contrats incluent automatiquement une protection juridique, à identifier clairement dans le contrat. Utile après un accident de la route.

Assurance habitation

Service-public cite certains contrats d’assurance habitation parmi ceux qui peuvent inclure automatiquement une protection juridique.

Carte bancaire, association

Service-public cite les cartes de crédit et les cartes d’adhésion à une association parmi les supports possibles.

Vérifiez aussi qui est couvert : le contrat peut protéger toute la famille et les personnes vivant au foyer, comme votre conjoint ou vos enfants à charge. C’est utile si c’est votre enfant qui a été blessé.

Les limites à lire avant de compter dessus

  • Le délai de carence : une période après la souscription pendant laquelle certains litiges ne sont pas pris en charge ;
  • les exclusions : litiges connus avant la souscription, domaines du droit écartés, montant minimal du litige ;
  • les plafonds : un montant global par litige et, souvent, un plafond propre aux honoraires d’avocat ou d’expert ;
  • le délai et la forme de déclaration prévus par le contrat.

Source : Service-public, F3049, fiche « protection juridique », fiche vérifiée le 11/03/2026, consultée le 04/11/2026.

Votre liberté de choisir l’avocat

C’est le point le plus important, et il est écrit dans la loi. L’code des assurances, art. L127-3 prévoit que tout contrat de protection juridique stipule que, lorsqu’il faut faire appel à un avocat pour défendre ou représenter l’assuré, celui-ci est libre de le choisir. Le même article étend ce libre choix aux situations de conflit d’intérêts avec l’assureur, interdit toute clause qui le limiterait dans les limites de la couverture, et précise que l’assureur ne peut pas proposer le nom d’un avocat sans demande écrite de votre part.

Service-public le résume ainsi : « L’assureur ne peut pas vous imposer un avocat. » La fiche F20706 ajoute que, même lorsque l’avocat est payé par l’assurance, vous restez libre de déterminer ses honoraires avec lui.

Situation fréquente. Il arrive que l’assureur qui porte votre protection juridique soit aussi celui avec qui vous êtes en désaccord sur l’indemnisation. Service-public qualifie de conflit d’intérêts le cas où vous devez utiliser la protection juridique pour un litige qui vous oppose à l’assureur lui-même : il doit alors vous informer de votre droit de choisir l’avocat.

Faire jouer la protection juridique, étape par étape

  1. Déclarer le litige

    Prévenez l’assureur de l’existence du litige dans le délai et la forme prévus au contrat, en indiquant vos besoins (avocat, expert).

  2. Choisir l’avocat

    Vous désignez l’avocat de votre choix et concluez avec lui une convention d’honoraires écrite.

  3. Demander la prise en charge

    Par écrit, avec vos nom et prénom, votre numéro d’assuré, une description de la situation, la convention d’honoraires et les justificatifs utiles (F20706).

  4. Paiement

    L’assureur règle directement l’avocat ou vous rembourse après avance des frais, dans la limite de son plafond.

En cas de désaccord avec l’assureur sur la façon de mener le litige, un arbitre peut être désigné d’un commun accord ; à défaut, le président du tribunal judiciaire est saisi selon la procédure d’urgence (F3049). Et si la protection juridique ne couvre pas tout, l’aide juridictionnelle peut prendre le relais pour la partie non couverte, sans cumul.

Sources : Légifrance, code des assurances, art. L127-3, version en vigueur depuis le 21/02/2007, lue le 04/11/2026 ; Service-public, F20706, consultée le 04/11/2026.

Pensez-y dans le formulaire. Le formulaire complet de la page demande vous permet d’indiquer si vous avez une protection juridique, ou si vous ne savez pas. L’avocat partenaire pourra en tenir compte dès le premier échange.

Questions fréquentes sur la protection juridique

Mon assureur protection juridique peut-il m’imposer son avocat ?

Non. L’article L127-3 du code des assurances prévoit que le contrat stipule le libre choix de l’avocat lorsqu’il faut en recourir à un, et qu’aucune clause ne peut limiter ce choix dans les limites de la couverture. L’assureur ne peut pas vous proposer le nom d’un avocat sans demande écrite de votre part.

Ma protection juridique est chez l’assureur qui doit m’indemniser : que se passe-t-il ?

C’est une situation de conflit d’intérêts. Vous pouvez alors choisir librement votre avocat (art. L127-3), et l’assureur doit vous informer de ce droit et de la possibilité de recourir à un arbitre ou au président du tribunal judiciaire en cas de désaccord (Service-public, F3049).

Ai-je perdu la prise en charge si j’ai consulté un avocat avant de déclarer le litige ?

Pas forcément. Les consultations faites avant la déclaration ne sont prises en charge que si vous prouvez leur urgence, mais l’assureur ne peut pas refuser de vous indemniser au seul motif que vous avez agi avant la déclaration (Service-public, F3049).

La protection juridique paie-t-elle tous les honoraires ?

Rarement. Le contrat fixe un plafond global par litige et souvent des plafonds par type de frais, notamment pour les honoraires d’avocat. La différence éventuelle reste à votre charge, selon la convention conclue avec l’avocat (F3049, F20706).

Avant de signer, être recontacté par un avocat

Gratuit pour vous, sans engagement. Votre demande est transmise à un avocat partenaire, qui reste seul juge de la suite. Un seul avocat de votre secteur la reçoit et vous rappelle selon ses disponibilités : nous ne promettons pas de délai. Ne détaillez pas vos blessures ici, l’avocat vous posera les questions utiles sous le secret professionnel.

Vous avez une protection juridique ?

Vous pouvez choisir l’avocat qui défend les victimes plutôt que celui qu’on vous suggère. Demandez à être recontacté.

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